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Et si les soignants souffraient ?

Epuisement professionnel et suicides

Des soignants malades ? Allons donc ! Ils maîtrisent les situations, ils écoutent, sourient et entourent les proches. Certains s’occupent des toilettes mortuaires, ils ont donc l’habitude de la mort, ce sont des rocs ! Pourtant en Suisse comme dans le reste de l’Europe, 10 à 50 % des infirmières et 50 à 60 % des médecins présentent des niveaux élevés d’épuisement professionnel. Le taux de suicide des médecins dépasse le taux de la population générale, il peut même être jusqu’à 3 fois plus élevé ! Et tout le personnel souffre : aides-soignants, femmes de ménage, physiothérapeutes, diététiciennes. « Vous avez la vocation ! C’est merveilleux » dit la patiente à son médecin ou son infirmière. Pas si sûr : dans une relation d’aide, le don de soi non contrôlé c’est l’assurance de devenir (un soignant) usé jusqu’à la trame. Les soignants sont-ils eux-mêmes responsables ? Pour une partie seulement. La surcharge chronique des services, la fréquence des décès, les multiples changements de stratégie hospitalière, la non-reconnaissance de la valeur des employés ou l’isolement d’un médecin généraliste dans une région peu dotée, sont parmi les grands facteurs de déclenchement d’un syndrome de burn-out. Les solutions ? Reconnaître et traiter enfin le problème à tous les niveaux, politique, institutionnel et personnel. Mettre en place des aides rapides et faciles à contacter.

Jacques Wacker, médecin et Agnès Regnier, infirmière spécialisée en clinique


Où s’adresser ?

  • La main tendue : tél 143 / www.143.ch

  • ReMed ( ligne téléphonique pour médecins en difficultés ) :
    0800 073 633












  • « Quelle souffrance pour les soignants de savoir comment faire pour accompagner dignement et de ne pas avoir les moyens pour le mettre en pratique. »

    Jacqueline Pécaut, infirmière en soins palliatifs